Le majlis
An-Nudama
Les quatre-vingt-dix-neuf fondateurs
La maison est Al-Munya. Le majlis est An-Nudama. Les deux noms ne se confondent pas : l’une est le corps bâti, l’autre la compagnie à nombre fermé qui y siège.
An-nudamāʾ (الندماء) sont les compagnons de table ; au singulier, nadīm. Dans ce projet, An-Nudama désigne les quatre-vingt-dix-neuf fondateurs : un corps distinct, avec une caisse propre, qui finance le Riad. Ce n’est pas une maison, et il n’a pas voix dans les délibérations.

Les armoiries
L’association porte les siennes, seule pièce nocturne d’une série qui compte par ailleurs des portes, des cours et des jardins : une chambre le soir, un brasero allumé sous l’arc, des étoiles d’argent sur la voûte et dans les grilles des fenêtres, un soubassement de zellige.
Ce qu’elle fait, ce qu’elle ne fait pas
Elle porte le commencement
Elle réunit ceux qui soutiennent la maison au moment où une part d’entrée compte davantage qu’une aide régulière.
Ses membres logent à Dar al-Bidaya
Lorsqu’ils viennent, ils sont reçus dans Al-Munya, à Dar al-Bidaya. Ce n’est pas un séjour ouvert au public.
Elle ne gouverne pas le Riad
Le règlement de la maison de formation confie ses décisions au majlis al-umanāʾ et ses litiges à la hayʾat at-taḥkīm. An-Nudama ne siège dans aucun des deux, et la séparation est écrite dans les statuts plutôt que laissée aux usages.
Pourquoi cette séparation tient
Une maison qui forme des jeunes gens et qui dépend de ceux qui la financent finit par enseigner ce qui plaît à ceux qui la financent.
La distance entre les deux corps est ce qui permet aux fondateurs d’être généreux sans devenir un pouvoir, et à la maison de recevoir sans se déformer.
Ce que le fondateur obtient, en somme : une maison qui existe, une place à sa table quand il vient, et le droit de dire qu’il y était au commencement — sans vote sur la vie commune.